Les cours de section première ES

Ce forum fut créer afin d'aider les retardataires, les absents, ou tout simplement ceux qui n'arrivent pas à relire leurs cours.
 
AccueilAccueil  ­PortailPortail  ­CalendrierCalendrier  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­ConnexionConnexion  
Partager | 
 

 Séquence n° 4: Présence du poète au monde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
pauline



Messages: 19
Date d'inscription: 14/01/2009

MessageSujet: Séquence n° 4: Présence du poète au monde   Mer 3 Juin - 14:36

SEQUENCE N°4 : PRESENCE DU POETE AU MONDE
Textes étudiés en commentaire :
Les fleurs du mal : « Les Correspondances », BAUDELAIRE / Le Musée Grévin, ARAGON / Les Orientales « L’enfant », HUGO / Fables : « Les animaux malades de la peste, La Fontaine

Introduction au texte Correspondances + séquence :


Ici, le mot « correspondances » ne désigne par des lettres mais des comparaisons, des images faites entre les sens par exemple « Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants ». Ici il y a une comparaison entre l’odorat et le toucher comme avec le hautbois et les prairies, dans ce texte on mêle tous les sens et les interprétation que l’on peut en faire.

« exprimer » apparaît au XIIème siècle, ce terme vient du latin « ex » : hors et « primere » : presser. Il faut presser le monde pour en faire sortir un sens, Baudelaire explique ici les relations entre les choses, leur sens…

INTRODUCTION :
Nous avons encore des doutes quant à la date de publication du poème (1845-1855). Il figure dans les trois premières éditions des Fleurs du Mal 1857, 1861, 1868. Il constitue la pièce 4 de « Spleen et Idéal », il a pu être considéré comme une sorte d’art poétique où Baudelaire exprimerait sa vision du monde.
Les idées développées dans le texte rejoignent celles de Platon sur Le Monde Des Idées (notre monde n’est qu’un pâle reflet de la réalité que seuls certains êtres suprasensibles comme les artistes peuvent voir). Ils considèrent qu’il existe deux mondes : l’un dans lequel nous, le commun des mortels, ne voyons qu’un reflet de la réalité, et un second monde dans lequel des êtres ayant une vision décuplée et profonde sont capables de discerner le monde des Idées, le « vrai monde ».
Cette thèse est reprise par d’autres écrivains avant Baudelaire : Pythagore, Balzac, Edgar Poe dans les Nouvelles Histoires Extraordinaires, Victor Hugo dans les Contemplations, Nerval avec Les Vers dorés et Arthur Rimbaud dans les Voyelles. Ce thème est toujours travaillé par les poètes et écrivains d’aujourd’hui.
L’originalité de Baudelaire tient au fait qu’il insiste sur le 3ème groupe de Correspondances. Le poème se présente comme une explication et une illustration de son titre. Baudelaire y évoque une vision du monde où tout se correspond : les différentes sensations, ce qui est perçu et ce qui peuple notre imagination. Ainsi notre monde visible correspond à un arrière monde.
Dans ce texte les quatrains ont un rôle explicatif et les tercets servent d’illustration.

-->L’alexandrin est une forme versifiée considérée comme la plus compliquée, abouti et belle. Ici les alexandrins sont coupés en deux par une césure ce qui créé deux hémistiches.
-->Dans un poème il est important d’étudier la prosodie càd la manière dont le texte est construit à travers les rimes notamment. On peut relever différents types de rimes : embrassées (abba), croisées (abab), suivies (efe) et on peut voir des résonnances entre les tercets (fgg). Il convient de regarder la qualité de la rime : elle est riche si 3 sons correspondent(piliers/familiers), suffisante si 2 sons se correspondent (paroles/symboles) et pauvre (prairies/infinies).
-->Le « e » muet à la fin d’un mot : il n’est pas prononcé à la fin d’un mot sauf s’il y a une consonne au mot suivant ou une ponctuation forte qui suit. On le prononce également si le mot est au pluriel et qu’il y a liaison avec le mot suivant : « choses infinies ». Il n’est pas prononcé s’il est suivi par un mot commençant par une voyelle ou à la fin d’un vers non ponctué.
-->Les diérèses comme au vers 12 : « expansion » où le « i » est prononcé deux fois.
-->Différents types de correspondances :
- Monde que nous percevons/arrière monde (des idées) : L’univers est structuré comme un symbole càd qu’il comporte deux éléments entre lesquels il existe des analogies. Seul l’aspect concret nous est perceptible, on parle de correspondances verticales car il y a correspondance entre le Ciel et la Terre.
- Sensations issues des différents organes des sens : sons, odeurs, couleurs, sensations tactiles ou gustatives= synesthésie. On parle alors de correspondances horizontales parce qu’elles n’existent que dans le monde que nous sommes capables de percevoir.
- Sensations et notions morales : correspondance horizontale, il en existe entre les notions morales et de simples sensations comme dans la corruption ou le triomphe au vers 11 : « - Et d’autres, corrompus, riches et triomphants »
-->Structure du texte : correspondance entre le monde visible et invisible dans la 1ère strophe, partiellement dans la 2de où elle est mêlée aux synesthésies. Dans la dernière strophe on peut voir une correspondance entre des sensations et des notions morales à partir du vers 11 et durant le 2ème tercet.


I/ Une possibilité de décryptage
a) monde spirituel/monde réel
Il existe dans ce poème comme chez Platon un monde spirituel qui correspond à notre monde matériel mais qui échappe à nos regards. Il y aune analogie entre ce qui frappe nos sens et ce qui nous est caché. La frontière entre ces deux mondes est perméable comme par exemple aux vers 1 et 2. « confuses » implique un mystère mais ne signifie pas que les paroles des « vivants piliers » sont incompréhensibles, de même au vers 6 où « ténébreuse » indique qu’il est possible de décrypter un certain nombre d’information.

b) Homme et nature
Notons aussi que la Nature montre à l’égard de l’Homme une certaine bienveillance par exemple au ver 2 « laissent parfois sortir » et vers 4 « des regards familiers ». Cela marque un renversement par rapport aux prédécesseurs de Baudelaire pour qui l’Homme devait scruter les symboles et s’efforcer de les interpréter. Ici c’est la nature elle même qui se donne à lire. A la fin du poème l’Homme en revanche semble doué de la capacité à s’élever au-dessus du quotidien et devient donc apte à décrypter le monde spirituel.


II / une dynamique du parfum

a) le parfum comme point de départ
Le parfum, l’odeur est une sensation d’autant plus subjective qu’il est impalpable, difficile à circonscrire. Le texte parle de sensations relatives au toucher au vers 9 « chairs d’enfants », à l’ouïe au vers10 « les hautbois », à la vue au vers 10 « verts comme les prairies ». Notons que le sens du goût est absent de ce texte.

b)classement
Au vers 11 nous relevons une gradation (« -Et d’autres, corrompus, riches et triomphants »), ces 3 adjectifs s’opposent à 3 autres adjectifs caractérisant les parfums : un 1er groupe avec « frais » au vers 9 et un second avec « doux » et « verts » au vers10. L’opposition entre les deux groupes de parfums est articulée par « Et d’autres » au début du vers 11, cette articulation est renforcée par le tiret au début du vers. Ils appartiennent en fait à deux groupes de correspondances différentes.
Le 1er : « frais » et « doux » regroupe les parfums qui suscitent des associations avec d’autres sensations. Le 2nd : « corrompus, riches et triomphants » concerne des associations avec des valeurs morales, ils font naître un véritable univers imaginaire. Ils montrent eux-mêmes un passage de l’idée de pourriture (« corrompus ») à une idée de splendeur (« riches ») et enfin de domination (« triomphants »).


III/ Le travail du poète
a) le poète fait voir
Une métaphore est filée sur tout le 1er quatrain entre le forêt et le temple, elle permet de créer une atmosphère mystérieuse et religieuse. La Nature est présentée sous la forme d’une forêt sacrée où les arbres sont comparés à des piliers, elle est assimilée à un temple, lieu des cultes primitifs, endroit où l’on est en contact avec le monde divin.
Les comparaisons didactiques (didactique : qui sert à expliquer) aux vers 7, 9, 10, 13 utilisent toutes « comme ». Elles font voir plus qu’elles n’expriment et donnent à la lecture l’impression d’un martèlement. On peut noter qu’elles sont en parfaite adéquation avec le ton didactique d’un maître à penser.

b) le poète fait entendre
Le poème agit directement sur son lecteur par des effets sonores. Nous avons ainsi au vers 12 une utilisation expressive de la diérèse, la construction du vers exige une prononciation anormale du mot « expansion » (4 syllabes au lieu de 3). Le procédé est expressif car il insiste sur un mot primordial dans le texte : la nature comme temple est infinie.
NB : Il convient de relever et d’interpréter les assonances (retour d’un son voyelle) et les allitérations (retour d’un son consonne). Par ailleurs on notera la présence de la rime normande (rime sur l’orthographe mais pas sur la sonorité des mots en fin de vers) entre « encens/sens » aux vers 13 et 14.

c) la parole du maître
Aucune interrogation ou exclamation ne vient traduire une hésitation ou un émoi quelconque. Le texte ne contient que des phrases déclaratives, c’est la forme de discours employée pour enseigner qqch. Ici, le fait que « La Nature est un temple » instaure une nouvelle forme de religion par rapport au monde suprasensible.

CONCLUSION :
Baudelaire nous présente ici le poète comme interprète des signes émanant d’un monde spirituel ou suprasensible. C’est par sa sensibilité exacerbée qu’il parvient à traduire ces symboles et à les livrer au commun des mortels.
Contrairement à l’image traditionnelle du poète maudit développée dans « L’Albatros » (voir lectures complémentaires) il est ici un élu choisi pour interpréter le monde, l’exprimer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
pauline



Messages: 19
Date d'inscription: 14/01/2009

MessageSujet: Re: Séquence n° 4: Présence du poète au monde   Mer 3 Juin - 16:49

Séance 2 : Le poète participe au monde
Le Musée Grévin, ARAGON

INTRODUCTION :
Louis Aragon a participé au groupe Surréaliste dans ses débuts puis, petit à petit a pris ses distances. Dans Le Musée Grévin il participe au conflit de la Seconde Guerre Mondiale en soutenant grâce à son texte le moral des Résistants. Le poème se présente sous forme de prière, il donne avec force des images à voir mais est avant tout une forme de poésie engagée.

Contexte historique :
En 1943, la Résistance s’organise, les maquis commencent à s’implanter. Jean moulin créé le Conseil National de la Résistance selon les instructions du Général De Gaulle (depuis Londres). Mais il est arrêté le 21 juin à Caluire.
Dans l’autre camp la milice est créée, c’est une police auxiliaire qui collaborera activement avec les allemands dans la lutte contre la résistance.

I/ Poésie/Prière

a) les anaphores

5 des 7 strophes (n° 1, 2, 3, 4 -vers 15-, 6) s’ouvrent sur l’anaphore : « Je vous salue ma France », également reprise au dernier vers de la dernière strophe, vers 24 avec une variante. Cette anaphore reprend la prière catholique « Je vous salue Marie ». La fréquence de la répétition traduit un caractère obsessionnel et confère au texte un sens religieux. (anaphores présentes aussi dans L’Union Libre de BRETON)

b) les images
Le caractère religieux du texte est sensible aussi dans certaines images. Au dernier vers avec le « déluge » on a une référence à l’arche de Noé. Nous avons ici une référence à la double idée d’un chaos et d’une renaissance. L’adverbe « au-delà » connote également la prière et l’allusion aux « harpes » fait référence aux tableaux présentant le Paradis et dans lesquels on voit des anges jouer de ces instruments.

c) motivation de ces choix
L’anaphore permet un rapprochement entre les deux pronoms « je » et « vous ». Cette figure de style et l’emploi du pronom possessif « ma » marque l’attachement du poète à son pays. Le verbe saluer (« salue ») renvoie lui à un hommage. L’assimilation entre le pays et la Vierge Marie donne à la nation une grandeur surhumaine et lui redonne sa pureté. Le poème exalte la patrie et le sentiment national ce qui peut sembler logique en temps d’Occupation.

II/ Force des images, un texte qui donne à voir

a) la fin de la guerre

Le titre du recueil : « Le Musée Grévin » fait allusion aux statues de cire figurant des personnages célèbres. Ici ce sont les dirigeants responsables de la guerre : Pétain, Laval, Hitler, Mussolini. Dès le titre la guerre est présentée comme achevée. La certitude est également sensible au vers 22 « ne tonnera plus ». Tous les éléments positifs sont au présent, le poète se projette dans un avenir proche et heureux.

b) un texte plein de vie
La présence de la vie est sensible au travers de plusieurs images, en particulier celle de l’oiseau aux vers 1 « tourterelle », vers 4 « passereaux », vers 8 « oiseau du large », vers 9 « oiseau de passage » et vers 13 « la colombe ou l’aigle ».

c) l’activité humaine
On remarque aussi des allusions à l’activité humaine mises en relief par des enjambements aux vers 15 et 16 : « Les blés et les seigles / mûrissent au soleil de la diversité » et aux vers 17 et 18 : « le peuple est habile / à ces travaux ».
C’est aussi un peuple traversé par un chant de guerre au vers 14 : « chant doublement habité », ce chant est audacieux (« audace ») mais aussi tourné vers le doux chant des « harpes » au vers 23.

d) liberté et paix
A cette vue (cf paragraphe précédent) est associée la notion de liberté avec la symbolique des oiseaux et de la paix avec l’harmonie sonore et dans le rapprochement d’éléments contraires ou différents (« colombe » et « aigle » au vers 13, « blé » et « seigle » au vers 15)

e) asile et refuge
L’idée de l’asile et du refuge est mise en image par la « paume » ouverte au vers 7 qui suggère accueil et protection. Elle est indiquée aussi par la mise en relief en début de strophe de l’expression « Patrie également » au vers 13. Elle est sensible enfin dans les caractéristiques données aux oiseaux, par exemple au vers 9 ils sont « de passage », au vers 12 ils ont abandonné un nid mais ils peuvent être aussi « colombe » ou « aigle » au vers 13.
Ces formulations mettent l’accent sur la diversité des populations accueillies ce qui traduit la confiance du poète dans un sursaut de son pays.

f) un sursaut épique
La grandeur du pays est marquée par la dimension épique du poème soutenue par le lexique de la gloire et de la force comme le suggère les substantifs « héros » v. 4, « querelle » v. 3, « Roncevaux » v. 10 où Roland a combattu (cf : La Chanson de Roland), mention de « l’aigle » v.13, « audace » v. 14, et le chant v. 14 (cf : La Marseillaise), « heureuse et forte » v. 21, et enfin « au-delà du déluge » (la France) v. 24.


III/ Poésie engagée

a) une négation des conséquences de la guerre
Les lieux évoqués et la manière dont ils sont évoqués font disparaître la présence allemande sur le territoire français : au vers 10 sont cités les 4 points cardinaux (Lille au Nord, Roncevaux au Sud, Brest à l’Ouest et le mont Cenis à l’Est). Nous voyons là se dessiner les frontières de la France avant la guerre ce qui prend une signification particulière pendant l’Occupation. Paris, la capitale est mise en valeur au vers 20 « Paris mon cœur trois ans vainement fusillés » , elle renvoie symboliquement à une autonomie politique qui n’existe pas en 1943. (le territoire est coupé en 2 par la ligne de démarcation instaurée par le Maréchal Pétain qui contrôle la zone Sud à Vichy et par les allemands qui gère la zone occupée au nord)

b) la France est une femme
La France est divinisée, cela est traduit par l’apostrophe à l’initial des vers « Je vous salue ma France ». Plusieurs formulations représentent cependant le pays comme l’objet d’un amour plus humain.
NB : Pour les surréalistes la femme est avant tout une muse, elle est source d’inspiration cela renforce l’attachement du poète envers sa patrie qu’il figue telle une femme : l’exaltation de la femme en tant que muse.

CONCLUSION
L’hommage à la patrie rattache ce texte à l’influence du poète catholique Charles Péguy et semble prolonger la célébration qu’il fait de la France. Ces remarques traduisent la force du sentiment nationaliste qui se comprend par référence au contexte. Ici ce sentiment exprime l’engagement du poète.


Surréalisme : Mouvement poétique (et pictural) de la première moitié du XXème siècle fondé par André Breton (auteur de L’Union Libre), Paul Eluard (auteur du célèbre poème Liberté) et Aragon. Ce mouvement est influencé par le marxisme et la psychanalyse, le groupe aura pour slogans majeurs : « changer la vie » et « changer le monde ». Il utilise des expériences d’écriture particulières comme l’écriture automatique ou le récit de rêves (cf : textes en lecture complémentaire extrait du Manifeste du Surréalisme)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Floriane



Messages: 34
Date d'inscription: 17/01/2009
Age: 17

MessageSujet: Re: Séquence n° 4: Présence du poète au monde   Ven 19 Juin - 13:39

hello !

Euh, j'ai fait des recherches sur les harpes (I, b), car je trouve que dire à l'oral que ça fait ref. à des tableaux sans citer vraiment fait un peu spécial et le prof se chargera je pense de poser des questions dessus après.

Bref, pour en venir aux faits, la harpe relie le ciel et la Terre, le cadre représentant l'instinct matériel donc la terre et les cordes (et leur son) l'inspiration spirituelle. En gros ça symbolise le passage dans l'au-delà.

C'est le dictionnaire des symboles qui m'a dit ça donc c'est de source sûre, est ça fait beaucoup mieux que de dire que ça fait ref aux tableaux...
Après vous faites comme vous voulez
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Floriane



Messages: 34
Date d'inscription: 17/01/2009
Age: 17

MessageSujet: Re: Séquence n° 4: Présence du poète au monde   Ven 19 Juin - 17:30

Dernière chose, je sais que je vous casse les pieds avec mes questions mais pourquoi le III-a ???

J'aurais dut le dire à la prof, mais pour moi l'oiseau de passage est l'Allemagne et la citation des point cardinaux est pour moi la signification qu'il n'y a plus de "zone libre" car le 11 novembre 1942 l'Allemagne entre en zone libre, et le "coût" de l'abandon du nid est pour moi la défaite des Allemands à Stalingrad. Et ainsi une marque d'espoir.

Bref, je ne sais pas ce que vous en pensez ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Séquence n° 4: Présence du poète au monde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les cours de section première ES  :: Les cours :: Cours Français-