Texte 17 : « Les animaux malades de la peste » extrait de Les Fables de Jean de La Fontaine
Introduction :
Cette fable montre une décision d'ordre politique : comment trouver un bouc émissaire afin de sauver la société d'un fléau qui l'accable ?
Nous avons ici une peinture d'une société animale à travers de laquelle nous discernons une satire de la société humaine, et de la cour plus particulièrement.
Nous verrons comment la fable établit une approche discrète du monde des hommes et met en scène une critique de la justice, du pouvoir et de la courtisanerie.
I/ Une approche discrète du monde des hommes.
Le propre de La Fontaine est d'utiliser la personnification des animaux, afin de pouvoir critiquer les hommes sans être soumis à la censure.
A) La peinture de la peste.
La peste n'est plus représentée comme un fléau lors du Moyen-Age, juste inscrite dans les mémoires.
Rejet du mot « peste » au vers 4, « mal » est répété deux fois aux vers 1 et 2 + allusion aux châtiments au vers 4 -> Effet de suspense.
Perte -> Punir et rejeter la faute aux animaux, vers 7 -> vers 14 : désorganisé.
Monde animal désorganisé à cause de la peste.
B) La mythologie
Originalité. Allusion mythologique -> prend place personnification, qui atténue la critique de la fable envers la cours du roi.
-> Allusion à la pièce de Sophocle Oedipe. Il faut trouver un bouc émissaire lorsqu'un fléau est envoyé à une société. Il faut trouver une victime expiatrices, qui lavent les péchés des autres en se sacrifiant. La peste est tellement horrible qu'elle est « Capable d'enrichir en un jour l'Achéron » (vers 5).
II/ Une critique de la Justice et du pouvoir.
C'est le fonctionnement de la cours qui est critiqué.
=> Parallélisme avec la fable « Les Obsèques de la lionne ».
a) Les courtisans et le roi : représentation du pouvoir.
On oppose la force (Le Lion) et la faiblesse (l'Âne) à la ruse (le Renard).
Le Lion n'est critiqué à aucun moment, cependant tous les verbes d'action montrent la maniére dont il mange, représentant la brutalité : « dévorer » (vers 26), « manger » (vers 28, plus correct).
Un bon roi est capable de se sacrifier pour son peuple dont le jugement est sûr et qui est souhaité par ses courtisans
Renard = Courtisans, présentés comme futés ainsi que comme maître de la parole, notamment dans le mécanisme de la flatterie. Vers 34-35 l'adverbe « trop » représente une hyperbole. Le roi a mangé quelque chose d'insignifiant. Vers 36 « Manger moutons, canaille, sotte espéce ».
b) Un simulâcre de justice.
Apparition de l'Âne qui a pour modèle le roi. Il ignore la régle de la courtisanerie, naïf, sa faute est présente (vers 51 – 52) comme quelque chose qu'il aurait commis sans être responsable.Champ lexical de la justice malgré le jugement, l'Âne de basse éducation est mis à mort.
- > Crime de l'Âne vers 59 : « Sa peccadille fut jugée un cas pendable », Vers 60 – 62 : « Forfait ».
Le texte fait l'éllipse (Une ellipse est une figure de rhétorique consistant à omettre volontairement un ou plusieurs mots, grammaticalement nécessaires, qui ne sont pas indispensables pour la compréhension de la phrase, afin d'augmenter l'intensité du propos. Le soin de deviner le sous-entendu est laissé au lecteur ou à l'auditeur. ) du jugement et de la mise à mort pour passer directement à la mortalité mais on ne sait pas si le sacrifice aura été efficace.
Conclusion
La Fontaine ironise sur une cour où les puissants ont tous les droits et n'en reconnaissent aucun au faible. L'hypocrisie générale est dénoncée ainsi que le fait que la morale soit feinte.
Cependant la naïveté des plus faibles est aussi marquée par ce qu'il se conforme au discours du roi sans connaître les règles de la cours.
Voilà voilà, comme toujours, si vous voulez une belle présentation, contactez moi par msn afin que je vous envoie le fichier Word (Seblegismo@hotmail.fr)
PS : Si bonne âme pouvait compléter un peu cette analyse de texte qui a été faite à partir d'une fiche de révision, ce serait gentil =)
A bon entendeur...