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| | L'Illusion Comique, Corneille | |
| | Auteur | Message |
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pauline
Messages: 19 Date d'inscription: 14/01/2009
 | Sujet: L'Illusion Comique, Corneille Dim 5 Avr - 13:56 | |
| SEQUENCE N°3 : L’ILLUSION COMIQUE
Objets d’étude : - le théâtre : texte et représentation - un mouvement littéraire et culturel : le baroque
Perspectives et orientations principales : - la double énonciation - la scène d’exposition - les registres comiques et tragiques
Contexte : sources Cette pièce est écrite par Corneille en 1636 càd sous le règne de Louis XIV. Dès le titre le terme d’ « illusion » laisse deviner une idée de trouble rappelant le baroque.
Elle s’inspire de la tradition précieuse et baroque. Après la lecture de la dédicace qui décompose l’œuvre selon 3 parties (l’acte I est un « prologue » ; les actes II, III,et IV constituent une « comédie » et enfin l’acte V est une « tragédie ») on découvre la liste des personnages qui laissent à penser que certains d’entre eux relèvent du baroque. Le magicien Alcandre relève du baroque, il représente grâce à son caractère magique l’instabilité, thème cher à l’esthétique baroque. Alcandre vient de la tradition littéraire du mage Adamas dans l’Astrée d’Honoré d’Urfé
On peut voir une reprise des personnages de la Commedia dell’arte. Matamore est un fanfaron pleutre en réalité, ce personnage de fanfaron de la commedia dell’arte est très en vogue entre 1630 et 1640. Il est souvent appelé Fracasse ou encore Coupe-Tête. On retrouve également le personnage de Pantalon dans Géronte et Pridamant. Lise incarne Colombine, Clindor est une reprise de Léandre (comme dans les comédies de Molière) enfin Isabelle est Isabella dans la commedia.
Le théâtre dans le théâtre: Tout au long de la pièce on distingue deux niveaux d’énonciation. Ce procédé utilisé à partir de 1628 consiste à faire dialoguer deux personnages entre eux, en même temps que des spectateurs sont témoins de la scène. (cf : schéma des personnages en « étages »)
Au début du XVIIème siècle le théâtre est cantonné à la comédie et à la farce du Moyen-Age. Corneille tente un renouvellement du théâtre par la tragi-comédie qui est le genre théâtral du baroque. La tragi-comédie est une pièce menée par une action débridée, des rebondissements dramatiques et une fin heureuse. Exemple : Le Cid, Corneille Corneilles s’essaie d’abord à la comédie puis transforme Le Cid en tragédie selon La Poétique d’Aristote ; il ouvre ainsi la voie à Racine et Molière. Les principes du théâtre de Corneille sont les principes du théâtre classique : - La présence de nobles sur scène est obligatoire puisque désormais les nobles sont dans la salle. - Les thèmes utilisés dans les pièces sont élevés : l’honneur dans Le Cid, le patriotisme dans Horace, la clémence dans Cinna, le sacrifice d’un idéal divin dans Polyeucte. - Il revoit la règle des trois unités où le temps de la pièce n’excède pas 24 heures, le lieu est le même tout au long de l’intrigue, cette dernière est unique (1 seule intrigue dans toute la pièce). Il respecte également la bienséance (il n’y a pas de morts) et la vraisemblance. Toutes ces règles sont réunies dans Les Discours écrit par Corneille en 1660. Boileau les reprendra et ce les appropria en 1974 avec L’Art poétique. Elles seront respectées par tous les auteurs dramatiques du XVIIème siècle jusqu’au XIXème siècle où elles seront rejetées par les écrivains romantiques qui leur reproche d’imposer un manque de liberté dans l’écriture. Pour Corneille les règles sont un carcan il laisse donc perce des traits baroque dans son style, son éloquence, il utilise beaucoup les antithèses et les métaphores. Il apparaît également une tension entre les valeurs chevaleresques propres au Moyen-Age comme l’honneur, la volonté de gloire et l’héroïsme. Enfin il fait ressortir la puissance de l’état sur l’individu. En effet à cette époque le cardinal de Richelieu est le créateur de l’Académie Française ce qui lui permet de surveiller les intellectuels. Ces derniers sont protégés mais parallèlement on assiste à la mise en place de la censure. Par ailleurs Louis XIII crée le mécénat ce qui permet à Molière d’être protégé par Foucquet. Aujourd’hui le mécénat existe encore mais il est plutôt réservé à l’art pictural et ce sont très souvent des entreprises privées plutôt que des particuliers qui offrent un financement et une protection aux artistes.
+ revoir la fiche sur le XVIIème siècle
un lien vers le fameux livre renfermant les règles de l'écriture théâtrale selon Corneille: http://www.scribd.com/doc/2659901/Discours-du-Poeme-dramatique-Pierre-Corneille |
|  | | pauline
Messages: 19 Date d'inscription: 14/01/2009
 | Sujet: Re: L'Illusion Comique, Corneille Mar 2 Juin - 13:03 | |
| désolé pour le double post le premier texte de cet objet d'étude est ailleurs, commencé par Floriane et complété par moi (commenté par Hugo). Le texte 11 sera mis en ligne plus tard car c'est la fameuse scène 5 de l'acte V et personne n'arrive à nous donner un commentaire complet... On passe donc directement au texte 12 (monologue de Clindor à l'acte V scène 6) qui arrivera ici très bientôt. |
|  | | pauline
Messages: 19 Date d'inscription: 14/01/2009
 | Sujet: Re: L'Illusion Comique, Corneille Dim 7 Juin - 15:03 | |
| TEXTE 12 : Séance n°4 : le monologue de Clindor acte IV scène 7 Rappel : Adraste et Clindor ont eu une altercation, Clindor est mis en prison et attend son exécution.
Plan : I/ Mise en texte d’un rouage dramatique a) un monologue habité b) une tribune politique : duels et peine de mort
II/ L’effet produit par le monologue a) le registre dramatique dans la comédie b) b)le lyrisme
Développement I/ Mise en texte d’un rouage dramatique : a) un monologue habité Au théâtre les comédiens doivent capter l’attention des spectateurs grâce à leurs jeux de scène (éloquence, gestuelle...) et les auteurs doivent faire de même ainsi, ici, Corneille fait apparaître Clindor avec une voix plurielle : la sienne et celles d’autres personnages. Ces autres personnages apparaissent grâce à l’évocation de souvenirs notamment : « Isabelle, toi seule, en réveillant ma flamme, / Dissipes ces terreurs et rassures moi âme ! / Aussitôt que je pense à tes divins attraits, / Je vois évanouir ces infâmes portraits. » Par la pensée Isabelle st présente sur scène grâce au discours de Clindor. Elle est présente au début (ouverture) et à la fin (fermeture) cf : esthétique baroque avec opposition entre l’amour et la mort. On retrouve le thème du souvenir au début du monologue : « aimables souvenirs » ainsi ce monologue devient un dialogue entre les souvenirs du condamné, Isabelle et le bourreau. Clindor se parle à lui même ce qui l’illustration même du monologue, par exemple : »Hélas que je me flatte et que j’ai d’artifices », « Dont le fatal amour me rend si glorieux » avec l’utilisation de pronoms personnels et réfléchis de la 1ère personne (du singulier). On peut voir aussi des projections dans l’avenir étrangement rapportées puisqu’elles sont exprimées au présent de l’indicatif : « Je vois de mon trépas le honteux appareil, / j’en ai devant les yeux les funestes ministres ; / On me lit du sénat les mandements sinistres ; / Je sors les fers aux pieds, j’entends déjà le bruit / De l’amas insolent d’un peuple qui me suit ; » ici, Clindor imagine une véritable répétition de son exécution. A la fin de la scène Clindor s’adresse à un nouveau personnage : le geôlier « Mais d’où vient que de nuit on ouvre ma prison ? / Ami, que viens-tu faire ici hors de saison ? » On en conclut que les interlocuteurs multiples et imaginaires dans un monologue permettent de le rendre vivant et moins artificiel.
b) une tribune politique : le problème des duels et de la peine de mort En France au XVIIème siècle la peine de mort est déjà un sujet d’actualité : est-elle légale ? dans un cadre religieux peut-on autoriser l’Homme à faire justice lui-même ? (tâche qui devrait revenir à Dieu – société de l’époque très marquée par la religion catholique) Les nobles se battent en duel pour défendre leur honneur jusqu’au XIXème siècle où cette valeur tombe en désuétude car le nombre de nobles en cesse de diminuer. La pratique des duels faisant chuter le nombre de nobles en France le roi décide de les interdire et de les punir par la peine de mort. Tous ceux qui seront surpris en plein duel se verront condamner de la peine capitale : le roi mène ici une politique de dissuasion. Dans le monologue de Clindor Corneille aborde ces problèmes. « Il succomba vivant et, mort, il m’assassine » ici nous avons un chiasme ( construction qui s’inverse , ici autour de « et ») qui met en valeur le verbe assassiner en fin de vers. Le chiasme est un figure de style qui se rapporte à l’antithèse. On sait par ailleurs que la mise en valeur d’un terme passe par son placement en fin ou début de vers et à la césure ce qui renforce l’hyperbole du terme « assassine » puisqu’ici cette dénomination est excessive car elle désigne un crime extrême. « Demain, de mon courage, ils doivent faire un crime, » montre que Clindor se défend contre les accusations : il n’a pas tué Adraste, il rend un jugement féroce et condamne fortement la peine de mort. Nous avons vu précédemment que l’évocation de son exécution se fait au présent, ainsi la scène paraît presque vivante aux yeux du spectateur, cela la rend pathétique. « Son nom fait contre moi ce que n’a plus son bras » est une métonymie (figure de style qui consiste à désigner une partie de la personne pour évoquer le tout) où on ne cite d’Adraste que le « nom » et « son bras », c’est une façon de le dévaloriser en ne le citant que partiellement. Cet exemple de la rigueur politique de Richelieu (relative à la peine de mort) et de l’application qu’il fait de la loi sur les duels fait du théâtre une tribune politique. Le problème déborde de la pièce grâce à la double énonciation, c’est un appel à richelieu afin qu’il assouplisse ses lois. La scène est placée dans le registre pathétique pour toucher le spectateur mais aussi les responsables au pouvoir.
II/L’effet produit par le monologue a) le registre dramatique dans la comédie Le registre dramatique permet des rebondissement, l’angoisse du spectateur. Ce registre lié à la scène permet une plus grande capacité à se réjouir ou à rire. On peut noter la présence du champs lexical de la peur : « horreur », « effroi » etc. , de la mort : « infâme supplice » « rigueur du sort », « trépas », « noire couleur », « criminel », « ma mort », « je meurs » rappelé 3 fois etc. et le champs lexical de l’angoisse : « malheur », « mon âme interdite » etc. On retrouve aussi des hyperboles « Soyez moi plus fidèle que les rigueurs du sort ne se montrent cruelles », « témérité », « sévérité », « ma fortune incapable » qui sont là pour dramatiser la comédie.
b) le lyrisme L’art lyrique est à l’origine un art dramatique chanté. Le lyrisme est une plainte de la souffrance, il provoque l’émotion extrême du lecteur. Le pathétique lui, demande un partage voire une implication du lecteur dans la peine exprimée. Le lyrisme est seulement une expression de la souffrance. Dans ce monologue on peut voir la souffrance d’un personnage face : - aux us et coutumes de la société : peine de mort, duels, - à l’amour : un valet ne peut épouser une jeune femme de haut rang , - à la loi de Richelieu qui est extrêmement stricte (peine de mort). Le registre lyrique est visible aussi avec les hyperboles : « l’horreur d’un supplice », « délice / supplice », « supplices infâmes », « mille assassins », « perfidies », « passion » etc. La projection dans l’avenir faite par Clindor et de son exécution au présent dramatise la situation. Elle fait croire au lecteur que la situation est réelle et met en avant l’émotion du personnage. Le spectateur est déjà présent à l’exécution et souffre avec Clindor, l’implication du lecteur est plus forte.
CONCLUSION : Le monologue est un moment difficile au théâtre tant pour le spectateur que pour l’auteur et le comédien. Le monologue est un texte long au cours duquel le comédien et l’auteur doivent maintenir l’intérêt du spectateur. C’est aussi un moment d’introspection dans lequel le personnage revient sur le passé, s’interroge quant à l’avenir et se questionne quant à son ressenti. On peut dire qu’ici Corneille a réussi son pari avec le monologue. C’est un moment de tensions entre l’évasion prévue de Clindor et se mise en acte. |
|  | | pauline
Messages: 19 Date d'inscription: 14/01/2009
 | Sujet: Re: L'Illusion Comique, Corneille Jeu 11 Juin - 14:31 | |
| TEXTE 11 : Acte V scène 5 (toute la scène)
Problématique : quelle est la nécessité et la singularité de cette scène ?
Tout d’abord cette scène a été réécrite plusieurs fois, en 1633 Corneille procède à une première écriture de la pièce dans laquelle la scène 5 de l’acte v constitue la scène finale de la pièce. Il existe 3 grands changements entre les deux versions représentées en 1633 et 1660 : - Rosine est absente dans la première version, il n’y a doc pas d’intrigue autour de la relation entre Clindor et la princesse d’Angleterre. - Eraste tue Clindor dès le début de la scène (voir didascalie) il ne parle donc plus pendant le reste de la scène dans la 1ère version. Dans la 2de version Clindor est assassiné bien plus tard au cours de cette scène. - Dans la 1ère version Isabelle meurt (voir dernière didascalie) à la fin de la scène, dans la 2de version Isabelle ne meurt pas, elle est courtisée par Florilame. Cette scène est donc singulière du point de vue de l’écriture mais aussi de la représentation puisqu’elle a été représentée sur scène dans ces deux versions différentes.
Introduction : Cette scène appartient à la tragédie (Corneille dans son examen de 1660 : « le dernier [acte] est une tragédie ») et précède la scène finale qui ramène le spectateur dans un univers qui est celui de la comédie et par les didascalies du théâtre lui-même (« On tire un rideau »). Clindor et Isabelle sont devenus comédiens sans que le spectateur ne le sache et y présentent une histoire qui a un rapport avec la leur (Clindor joue le rôle de Théramène, Isabelle est Hyppolite et Lyse est Clarine : personnages traditionnels de la tragédie antique grecque)
Les événements principaux de cette scène sont l’assassinat de Clindor « Madame, je suis mort, et votre amour fatale / Par un indigne coup aux enfers me dévale. ». et celui de Rosine, la princesse d’Angleterre : « Je meurs, mais je me trouve heureuse en mon trépas / Que du moins en mourant je vais suivre tes pas » et « D’un ami déloyal et d’une ingrate femme ».
Corneille et Racine se référent à MARMONTEL concernant la théorie de la construction d’une pièce. Celui-ci précise à l’époque que « le dénouement est un événement qui tranche le fil de l’action par la cessation des périls et des obstacles ou par la consommation du malheur ». Cette scène ne constitue donc pas le dénouement bien que Clindor soit assassiné car grâce à la double (triple) énonciation présente tout n’est qu’illusion. Ainsi la scène 5 nous emmène vers le véritable dénouement à la scène 6 ou l’ « Illusion » est révélée. La seule réplique qui peut nous mettre sur la voie de la révélation de cette illusion est celle de Pridamant qui, gagné par l’émotion et victime de cette illusion s’exclame : »Hélas !Il est perdu ! » croyant voir son fils assassiné. Pridamant le père de Clindor qui était jusque là spectateur passif intervient dans l’action représentée.
On peut voir que au théâtre la parole est une action, ici en observant quelques répliques on peut relever un certain nombre de remarques : - Eraste : « Donnons, ils sont ensemble. » signale sa présence et révèle que en tant que serviteur de Florilame se dernier faisait surveiller Clindor car il avait des doutes quant à la fidélité de sa femme. (Théramène et Rosine) - Isabelle « ô dieux, qu’ai-je entendu ? » traduit la surprise et le traquenard puisque les personnages sont pris sur le fait par Eraste. - Champs lexical dominant dans tte la scène : la mort « mort » 2 fois, « fatale », « enfers », « meurs », « trépas » 2fois, « mourant », « massacré », « assassins », « arracher la vie » etc. - Registre dominant de la scène : tragique avec notamment « fatale », on peut voir que les personnages sont impuissants face à leurs destins respectifs ce qui caractérise la tragédie. - La réplique d’Isabelle « Réponds moi, cher époux, au moins une parole ! / C’en est fait, il expire et son âme s’envole ! / Bourreaux vous ne l’avez massacré qu’à demi ! / Il vit encor en moi, soûlez son ennemi ! / Achevez assassins, de m’arracher la vie : / Sa haine, sans ma mort, n’est pas bien assouvie. » prolonge l’agonie de Clindor (2 vers pour que le héros meurt), de plus cette réplique est très théâtralisée. Dans cette réplique on retrouve la tradition de la tragédie grecque où Isabelle-Hyppolite s’élève au rang d’héroïne de tragédie, elle est décidé à rejoindre celui qu’elle aime dans la mort : « Achevez..assouvie » et « Sacrifiez plutôt ma vie à son courroux) - La réplique d’Eraste : « Florilame est absent, mais durant son absence…lubriques feux » il faut noter 2 figures de style. La première est présente au début avec la répétition du radical « absent » (2 fois) ce qui traduit une insistance renforçant le pouvoir d’Eraste : il a son propre pouvoir et celui que Florilame lui délègue : « C’est là comme les siens punissent qui l’offense ; ». Et au dernier vers de cette réplique « lubriques feux » est une antithèse puisque l’auteur oppose ici le terme de « lubriques » qui relève d’un vocabulaire vulgaire et péjoratif inadapté à la tragédie et le terme « feux » qui dénote lui un caractère galant et précieux. Cette antithèse traduit le dégoût d’Eraste pour la relation que Rosine et Clindor entretiennent, il y a une double obscénité à cause de leurs rangs sociaux différents et qu’il faut respecter à cette époque et à cause de la nature de cette relation. On retombe dans la comédie avec ce « mélange » des rangs sociaux, seul dans ce registre une princesse peut tomber amoureuse d’un valet. - Jusqu’à la première réplique de Pridamant à la scène 6 l’illusion persiste, ensuite l’auteur opère un retour à la comédie.
Conclusion : Cette scène est la dernière participant à l’illusion, c’est à dire à la tragédie, interprétée par des comédiens ce que nous révèle la scène suivante à partir du vers 1746 : Pridamant : « Que vois-je ! Chez les morts compte-t-on l’argent ? ».
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